Page 52 - Magazine Essentiel n25

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ESSENTIEL
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Mais la cueillette des plantes – notamment pour
constituer des remèdes – ne doit se faire que dans
la compassion et en fonction du rythme végétatif des
plantes, lié au rythme cosmique de la lumière et de la
chaleur. Avant de cueillir une plante, on peut la bénir
et la remercier de s’offrir à nous. Mais préalablement,
il serait mieux de prendre le temps de lui demander
son avis. L’Archange Gabriel, divinité de l’eau dans la
Tradition Initiatique nous enseigne :
« Tu ne couperas
pas un arbre sans lui avoir demandé l’autorisation. »
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Alors pourquoi ne pas développer le même respect
avec l’ensemble des plantes ?
LA PLANTE, ÉMISSAIRE PHYSIQUE D’UNE
HAUTE INTELLIGENCE : LES ARCHANGES
Le printemps est le temps des feuilles. L’énergie de
cette saison est liée à l’Archange Raphaël, divinité
du printemps ; l’été celui des tiges, des fleurs et des
graines, manifestation de l’Archange Ouriel ; l’au-
tomne, celui des fruits, des racines, est relié à l’Ar-
change Michaël ; l’hiver, celui du repos et de la vie
souterraine de gestation des réserves, est relié à l’Ar-
change Gabriel.
Les Archanges se manifestent comme l’intelligence
divine à travers les saisons mais aussi dans les grands
cycles de la vie. Au-delà des saisons, chaque plante est
en affinité vibratoire avec un Archange, une divinité,
que j’ai indiquée dans mon ouvrage
« Dialogue avec
les végétaux »
, pour faciliter la compréhension de la
plante dans sa grandeur, dans les lois qui la régissent.
Toutes les plantes, de par leur création, dépendent de
l’Archange de l’eau dans son principe puisqu’il est la
quintessence de l’élément eau constituant du végé-
tal. Pour le plus grand nombre, elles vibrent sous l’in-
fluence de cette intelligence divine et en portent les
vertus. Toutefois un certain nombre d’entre elles sont
guidées par les autres Archanges.
J’ai observé que jusqu’à deux Archanges pouvaient
être concernés. L’idée de donner cette orientation est
de faciliter pour le non-initié l’approche de la plante.
Bien évidemment, rien ne remplace une approche
individuelle et une rencontre avec chacune d’entre
elles par soi-même.
COMMENT DIALOGUER
AVEC LES VÉGÉTAUX ?
Pour dialoguer avec une fleur ou une plante, je m’as-
sois sur la terre à proximité. Je me place dans le
calme. Je me présente avec le nom que j’ai reçu de
la Mère-Terre lors de certaines initiations ésotériques.
Avant ça, j’indiquais mon prénom. Puis je lui demande
qui elle est. Soit il se passe quelque chose, soit il ne se
passe rien du tout. Il peut être utile alors de rentrer en
contact physique avec elle, en la caressant, en s’em-
plissant de son parfum. On se concentre de nouveau.
Quelque fois, j’explique que mon but est de travail-
ler pour faire entendre sa voix sur la terre. Il ne m’est
jamais arrivé de n’obtenir aucune réponse avec un tel
argument. Il est plus facile de choisir une plante qu’on
ne connaît pas par ses usages, qu’une plante que l’on
croit connaître, car tout un monde de concepts intel-
lectuels peut venir entraver une relation authentique.
Il ne s’agit pas non plus de placer sur la plante un
monde imaginaire. Cela est très facile avec le monde
des végétaux qui invite à la poésie et je dois continuer
à travailler pour ne pas me laisser bercer par les illu-
sions. Suivant les plantes, une succession d’images
s’impose dans la pensée, ainsi que des mots.
Il peut être utile de noter sur un calepin ces trésors si
on veut les partager ou approfondir la méditation dans
une autre étape, car il n’est pas facile d’atteindre un
espace de totale pureté à chaque fois qu’on le sou-
haiterait. La difficulté est d’accepter de ne rien com-
prendre. Très souvent, c’est le cas, car la plante n’est
pas là pour se ranger à notre point de vue. Il faut
attendre la globalité du message pour la comprendre
; même si je crois qu’elle s’adapte à ce que nous
sommes en réalité, puisqu’on ne reçoit que ce que
l’on peut finalement intégrer.
Pour certaines d’entre
elles, on plonge dans une géométrie complexe qu’il est
absolument impossible de retraduire avec des mots.
Les mots resteront toujours pauvres par rapport aux
images captées. C’est pour cette raison que je m’en-
thousiasme quelquefois pour une plante qui pour-
rait paraître pour d’autres bien banale. Il m’arrive de
demander des précisions à l’une d’entre elles pour
mieux la comprendre. Enfin, je la remercie sincère-
ment et la bénis. J’ai conscience que quelquefois, mon
attitude n’est pas totalement pure et digne. Je m’en
excuse bien humblement du profond de mon cœur.
1 - Seizième des 22 commandements de
Ga
briel