Page 34 - Magazine Essentiel n25

Version HTML de base

e Père, l’intelligence du jardin de la
Lumière, lui avait défendu de goûter du
fruit de l’arbre de la connaissance du
bien et du mal. Il lui avait dit que manger
ce fruit, c’était connaître le monde de
la mort, le monde du corps physique qui n’est pas
animé par l’âme immortelle. Sous l’inspiration du
serpent tentateur, l’homme finit par goûter ce fruit et
par désobéir au Père. Ce fut la chute de l’humanité,
qui dut s’incarner dans le corps physique pour
connaître le monde de la déchéance et de la mort.
Le serpent qui avait inspiré l’homme devint son
intelligence, son monde subtil et invisible. Il devint
le génie du mal, l’intelligence de l’homme, qui créa
dans le monde de l’humanité déchue, obligée de
vivre dans un corps et pour le corps. Le serpent de
la sagesse accompagna lui aussi l’homme, comme
son bon génie, celui qui devait maintenir ouvert le
chemin de la Lumière et la vie supérieure. Il devint
le génie du bien, l’intelligence angélique du Père,
qui demeura près des hommes pour que les plus
éveillés puissent retrouver le chemin des mondes
supérieurs.
La double nature de l’homme
Ces deux serpents engendrent dans les mondes
subtils les deux natures dans l’homme :
la nature mortelle, dépendante du corps physique
et de la vie extérieure ;
la nature immortelle, qui place le corps physique
au service de l’âme, qui elle-même se tourne vers
l’esprit divin universel.
Dans son passage sur terre, l’homme va rencontrer
le serpent tentateur et aussi le serpent de la
sagesse. Si le discernement est en lui, il trouvera la
force de choisir en conscience. S’il fait le bon choix, il
montreraque le corps de la connaissancepermettant
de reconnaître le bien du mal est en lui et il pourra
retourner vivre auprès du Père. Par contre, s’il n’a
pas le discernement ou s’il ne trouve pas en lui la
force de suivre les commandements de la Lumière,
cela signifie qu’il n’est pas prêt pour retourner auprès
du Père, qu’il n’a pas encore compris la leçon. Et il se
réincarnera jusqu’à ce qu’il ait compris. S’incarner
dans un corps, c’est suivre l’inspiration du serpent
tentateur. C’est lui qui élabore le corps mortel. Le
serpent de la sagesse construit le corps de la vie et
de la Lumière. Ainsi, l’homme est double : il possède
un corps mortel et une lumière immortelle, une âme.
Le corps peut être une bénédiction s’il est le véhicule,
le serviteur de l’âme qui garde sa lumière éternelle.
Il peut également être la grande malédiction, la
déchéance s’il devient le moteur, le but, l’inspirateur
de la vie et qu’il éteint la lumière de l’âme. Ainsi, le
corps peut être le visage de la malédiction ou celui
de la bénédiction. Si le corps est placé dans la
bénédiction, il est habité par le serpent de la sagesse,
qui est l'enseignement sacré du Père. Si le corps est
placé dans la malédiction, c'est le serpent tentateur
qui s’empare de lui, qui crée un moi illusoire, une
personnalité artificielle, une fausse identité pour
l’animer et le contrôler. Toutes les activités sont alors
tournées vers les besoins du corps. La sagesse, la
lumière angélique, l’âme, l’immortalité, tout cela est
abandonné et toutes les énergies sont conduites vers
la mort. L’homme ne vit que dans un corps et dans un
monde créé autour du corps, et le serpent tentateur
s’empare des corps subtils en lui.
Qui est réellement
le serpent tentateur ?
Tous les écrits sacrés ont fait référence d’une façon
ou d’une autre au serpent tentateur, auquel ont
été confrontés même les grands maîtres comme
Bouddha ou Jésus. Il est dit que c’est par la discipline
et le travail sur eux-mêmes que ces maîtres sont
parvenus à se débarrasser de ce que les Chrétiens
ont appelé « le Diable ». Avant le christianisme, c’était
un être que l’on appelait le mensonge, l’erreur…,
et qui devait être contrôlé, mais il n’avait pas la
puissance que lui a donnée le christianisme en le
couvrant de concepts erronés. En réalité, il n’y a pas
de « Diable », il n’y a que des hommes qui, en ne se
comportant pas comme ils le devaient, ont engendré
un monde qui n’aurait pas dû apparaître, mais avec
lequel il nous faut vivre maintenant.
L
Magazine
ESSENTIEL
33
D’âge en âge, les Enfants de la Lumière se sont transmis la Tradition, qui leur rappelle le
paradis originel et l’histoire de la chute de l’humanité dans le monde des ténèbres. À l’origine,
l’homme vivait comme un pur esprit dans un monde parfait. Il se nourrissait des fruits de
l’arbre de l’éternité, qui confère l’immortalité. Jusqu’à ce qu’il rencontre le serpent…