Page 22 - Magazine Essentiel n25

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i l’on parle d’Ayurvéda, on pense la plu-
part du temps à une médecine provenant
de l’Inde. Ayurvéda est composé de deux
mots : Ayur = vie, Véda = connaissance.
Les Védas sont des écrits millénaires in-
cluant toutes les connaissances de la vie perçues par
les Rishis, les sages de l’époque des Védas. La santé
parfaite est acquise quand les hommes vivent en ac-
cord avec les lois de la nature et du cosmos. La mala-
die est causée par une erreur de l’intellect appelée :
Pragya Aparadh
. La réalité est holistique mais
Pragya
Aparadh
reconnaît uniquement des fragments de cette
réalité. Corriger l’erreur de l’intellect signifie : percevoir
son environnement dans sa totalité et sa complexité,
le compléter et ancrer notre conscience dans l’univers
complet. La littérature védique vise toujours ce but.
Les traitements et techniques ayurvédiques ont tous un
objectif commun : celui d’atteindre l’équilibre parfait en
accord avec les lois de la nature. L’intelligence qui est
ancrée dans la vision holistique décide spontanément
pour tout ce qui concerne la santé. La spontanéité est
acquise et les décisions sont prises en fonction du bien-
être de l’ensemble. Par conséquent, l’intelligence éveil-
lée décidera du bien-être des fragments individuels qui
forment l’ensemble. Elle supporte et renforce l’équilibre
des
doshas
, les trois forces de la nature présentes dans
chaque organisme.
LES CAUSES DE PRAGYA APARADH
Les écrivains classiques de l’Ayurvéda citent quelques
critères qui peuvent créer Pragya Aparadh :
La suppression des besoin naturels du corps
La prise de substances nuisibles pour le corps (alcool,
drogues ou aliments inappropriés).
La perte de la modestie et de la bonne conduite
Le manque de respect face à autrui
L’amitié avec des personnes méchantes et qui
manquent d’honnêteté
Les mauvaises actions nées de la jalousie, de la vani-
té, de la peur, de la colère, de l’ignorance, de l’embrouil-
lement ou de l’empoisonnement
Les erreurs sont, une fois de plus, des décisions
fausses, des perturbations de l’intellect, un choix de la
vision non holistique.
LA FORCE GUÉRISSEUSE DE LA JOIE
La joie et le bonheur sot des valeurs essentielles pour
notre santé. Aujourd’hui, de nombreuses études scien-
tifiques démontrent l’importance de ce facteur. Il y a
environ 40 ans, une étude américaine attestait déjà de
l’importance de ces facteurs. En Ayurvéda, il est dit :
« Un être peut acquérir la santé, seulement si tous ses
sens sont emplis de bonheur ».
La joie est une étape de la conscience, comme la
souffrance, la peur, l’agression. Toutes ces étapes
influencent directement le corps. En cas de peur, le
cœur bat plus rapidement, la respiration devient plus
superficielle, les mains s’humidifient. On a le sentiment
d’être agité, nerveux, plein de panique. Tout cela arrive
parce que le corps et l’esprit sont étroitement liés – ce
qui était considéré comme absolument normal par les
médecins de l’Antiquité, qu’ils soient Romains, Grecs,
Celtes ou Indiens, ainsi que par le monde scientifique
d’aujourd’hui. Candice Perth, scientifique américaines
spécialisée dans la recherche des fonctions cérébrales
au NIH (National Institut of Health), parle du
corps-es-
prit.
Elle refuse la séparation des deux éléments. Elle
dit :
« La connaissance de la biologie moderne nous
apprend que le corps est la construction matérielle de
notre conscience. »
Cette phrase pourrait parvenir des
écrits millénaires ayurvédiques.
LE RÔLE DE L’AYURVÉDA
DANS LA SANTÉ PARFAITE
Les cinq éléments créent la réalité universelle. Leur
équilibre dans l’univers amène l’harmonie, le déséqui-
libre amène les catastrophes. Le vent est primordial
pour la vie mais son excès devient ouragan, cyclone ou
tremblement de terre. Un fleuve tranquille fertilise la
terre, mais déclenche des catastrophes s’il déborde. Le
soleil rend la vie possible sur notre planète, mais un été
trop chaud amène la sécheresse et détruit les aliments
et la vie.
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