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Essentiel n° 35 – Octobre 2017

En kiosque le 1er octobre 2017

Edito

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Cher lecteur, chère lectrice,

L’éducation est une question essentielle de la vie. En effet, la manière dont un individu est éduqué détermine son futur et la manière dont il posera chacun de ses pas sur la terre.

Pourquoi ? Parce que bien que nous ayons l’impression de regarder le monde avec nos propres yeux, nous le contemplons, en réalité, à travers le regard d’une culture omniprésente. Nous ne pouvons faire autrement. Nous interprétons notre environnement, les évènements que nous rencontrons et la totalité de notre quotidien, par le biais des yeux de nos éducateurs conscients ou inconscients, officiels ou inavoués.

Qui sont-ils ? Ces sont nos parents, nos professeurs, les religieux à qui nous avons prêté de l’attention, les philosophes... Ce sont également nos amis, les médias, les livres, les jeux, les publicités, les films, les arts, la religion, les ordinateurs, la télévision, les modes, etc.

Dans l’idéal, cela pourrait aussi être la Terre, la nature vivante, les animaux… bien qu’aujourd’hui cela soit de moins en moins le cas.

En réalité, ce regard que nous appelons « nôtre » a été façonné depuis notre plus tendre enfance par un enseignement quotidien permanent. Avons-nous été à bonne ou à mauvaise « école » ? Qu’importe… Quoi qu’il en soit, celui ou celle qui déclare « je n’ai pas de maître » et je n’en veux pas est dans une illusion extraordinaire. Là encore, attention aux concepts et aux images toutes faites.

Le « maître » est le principe sous-jacent qui conduit nos vies et nous oriente, nous éduque (e-ducis = conduire vers). La seule véritable liberté que nous ayons, est peut-être justement celle de choisir le maître que nous suivons dans notre vie.

En général, ce « maître » est la culture qui nous a façonnés, qui nous a dit ce qu’était le monde, ce qu’était la vie et qui nous étions. Et nous y avons tellement cru que lorsque nous regardons un être, un objet, un évènement, nous ne le voyons jamais tel qu’il est dans toutes ses dimensions, mais nous plaquons sur lui des imaginations, des interprétations, des concepts, sources de tous les conflits, de tous les racismes, de tous les sectarismes, de toutes les guerres. Ces programmations façonnent notre jugement, notre compréhension, notre pensée, notre manière de faire face aux épreuves, notre gestion des émotions, nos sentiments, nos désirs, nos peurs…

Avons-nous été éduqués à nous identifier à notre corps mortel ou avons-nous été conduits à expérimenter notre essence profonde, à rencontrer notre âme et notre mission individuelle sur la Terre ? Avons-nous été éduqués à être de véritables être humains sur la Terre ?

C’est de cette question essentielle que notre équipe a voulu traiter dans ce numéro, en espérant qu’au travers de ces pages, vous trouviez quelques panneaux indicateurs pour vous permettre de suivre votre propre chemin.

Thierry-Frantz DISLAIRE
Rédacteur en chef – Magazine Essentiel

Les nouveaux sages

ou comment réenchanter le monde

Par Arnaud Riou

Avec un savoir-faire de plus de 15 ans à étudier différentes formes de sagesse (la méditation, la pleine conscience, le Bouddhisme etc.) acquis auprès de lamas tibétains, de yogis indiens, de moines, de chamans, l'auteur livre ici une réflexion pleine de sagesse, allant jusqu’à repenser la vie en entreprise et le travail dans notre société.

Notre vieux monde patriarcal et judéo-chrétien construit autour du devoir, de la souffrance au travail, de la réussite individuelle et du matérialisme semble toucher à ses limites. Dans le même temps, cette période bouleversée est florissante d'initiatives inspirantes. Jamais les citoyens n'ont été aussi créatifs qu'aujourd'hui pour réinventer d'autres formes de vivre ensemble.

Il semblerait que l’humanité tout entière vive l’une des transitions les plus sensibles de son histoire. Plus qu’une simple crise, nous traversons un véritable big bang, une mutation qui touche tous les systèmes simultanément, monétaire, social, économique, d’éducation, religieux, démographique, de loisir et de santé.

Néanmoins, contrairement à toutes les apparences, la période que nous traversons est une opportunité extraordinaire pour changer de cap, développer notre conscience et ouvrir notre cœur, pourvu que nous réalisions tous les enjeux de notre métamorphose.

Notre société ne vit pas une crise mais une mutation.

Elle passe d’un ancien monde à un nouveau monde qui reste à réinventer, comme cela a été le cas à la chute de l’Empire romain, de la royauté, de la civilisation maya ou de l’Empire ottoman.

Etat des lieux
D’un monde en transition

Notre vieux monde patriarcal et judéo-chrétien construit autour du devoir, de la souffrance au travail, de la réussite individuelle et du matérialisme semble avoir atteint ses limites.

Limites démographiques. Nous étions 3,5 milliards il y a quarante ans. Nous sommes aujourd’hui 7 milliards et serons sans doute 9 milliards à l’aube de 2050. Pour survivre, nous devrons apprendre à partager, cohabiter, commercer différemment. Nous devrons instaurer d’autres modes de vie solidaires, éthiques et inspirants pour les générations à venir. Pour paraphraser Pierre Rahbi, il est temps de savoir « quelle terre nous laisserons à nos enfants et quels enfants nous laisserons à cette Terre ».

Limites écologiques. Dans sa quête de croissance, l’homme a spéculé sur toutes les ressources naturelles, jusqu’à leur épuisement. En deux générations, notre industrie a pollué l’air, les rivières, épuisé les énergies fossiles, déréglé le climat, mis en danger le règne végétal, minéral et animal, dégradé 80 % de la vie marine. Nous avons fait plus de dégâts en deux générations que tous nos ancêtres depuis l’âge des cavernes. Aujourd’hui, les consciences s’ouvrent. Le respect de la Terre est la clé de voûte de ce nouveau monde.

Limites économiques. L’économie n’aspire qu’à la croissance.

Pourtant, la croissance n’a aucun lien avec le bonheur.

Le PIB a été multiplié par trois aux États-Unis en un demi-siècle, tandis que le pourcentage de personnes se déclarant très heureuses s’est proportionnellement affaissé dans la même période. La sagesse nous apprend qu’aucun organisme ne peut croître continuellement. Arrivé à maturité, il se stabilise. Nous avons besoin de reconsidérer nos besoins de consommation en tenant compte des ressources de la Terre, de retrouver une sobriété heureuse. Le bonheur ne naît pas tant des gadgets que nous possédons que de la richesse de nos liens humains et du sens que nous donnons au vivre ensemble.

Limites financières. Notre système financier se fragilise car il n’est plus au service des hommes. Les écarts entre les plus riches et les plus pauvres se creusent. La distance sociale renforce souvent la distance humaine.

Pour s’enrichir, l’homme spécule désormais sur l’eau, les denrées premières et sur les maladies. Notre système de santé, d’alimentation, d’éducation et de loisirs s’est articulé autour d’une économie de marché. Nous devenons des consommateurs avant d’être des frères humains. Nous confondons richesse et valeur. Nous perdons ainsi notre temps, notre santé et notre liberté pour gagner de l’argent et utilisons cet argent pour recouvrer notre santé, un peu de bien-être et un sentiment de liberté.

Limites humaines. Pour répondre à des objectifs de plus en plus exigeants, les entreprises réduisent continuellement le temps et l’espace vide, terreau de création. Ces économies se font au détriment du confort des hommes et des femmes, non seulement celui des salariés, mais aussi celui des clients, des partenaires. Le mal-être au travail touche aujourd’hui 1 salarié sur 3. Des dizaines de millions de personnes dans le monde prennent tous les jours des antidépresseurs.

Environ 12 % des actifs présentent un risque élevé de burn-out.

Le stress est un déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses ressources pour y faire face.

Selon l’anthropologue Isaac Getz, en France :

• 11 % seulement des salariés vont travailler avec le sourire. Ils se sentent impliqués dans leur vie professionnelle. Ils portent en eux et à l’extérieur des murs les valeurs de la société qui les emploie.

• 61 % vont travailler uniquement pour gagner un salaire qui leur permet de manger, de payer leur loyer, d’éduquer leurs enfants. Ces salariés sont peu enclins à prendre des initiatives sur leur lieu de travail. Ils font le minimum.

• 28 % sont activement désengagés. Ils viennent au travail pour manifester leur mal-être. Ils sont opposés à la direction. Ils mettent des bâtons dans les roues de leurs équipes et de leur hiérarchie. Ils ne sont pas solidaires.

Les managers ne pourront attendre d’eux ni initiative ni entrain. Ces salariés rebelles sont soit réunis en syndicats ou groupements, soit intégrés au système. Dans ce second cas, ils manifestent leur mécontentement par une attitude passive ou franchement contre-productive.

• Ce sont donc au total 89 % de salariés démotivés ou désengagés qui ne prennent que peu d’initiatives. Les managers doivent les contraindre, les surveiller en permanence…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

Les Cathares

Auteur : Jean-Louis Gasc

Rubrique : Courants spirituels

 

En octobre 2016, l’Eglise catholique de l’Ariège a demandé pardon pour les crimes commis contre la communauté cathare. Elle s’est excusée pour les épouvantables méfaits de la croisade albigeoise qui eurent lieu depuis Béziers en 1209 – où 20 000 innocents furent massacrés – jusqu’à Montségur en 1243. Elle a également demandé pardon pour les actes abominables de l’Inquisition – perpétrés au nom même du Dieu de l’amour – qui extirpa totalement les croyances cathares par une extrême violence faite aux femmes et aux hommes de ce pays occitan.

Mais au-delà des tragédies du passé, connais-t-on réellement ces êtres porteurs d’une tradition millénaire ? Qui étaient donc ces Cathares ou Albigeois, ces chrétiens dissidents qui ont recherché les valeurs du christianisme des origines, souvent dévoyées par l’Eglise romaine ?

Montségur, le mercredi 16 mars 1244. Deux cent vingt torches humaines se consumaient ici, au pied de la montagne. Seul dans la nuit, les pieds dans la neige, sous la lune qui brille, j'ai l'impression de piétiner leurs cendres. J'imagine Corba, la femme du seigneur Raimond de Péreille faisant ses adieux à ses filles. ]'imagine les petites maisons frileuses, regroupées autour du donjon, la fumée s'échappant des toitures en bardeau pour recouvrir d'un voile pâle tout le sommet du pic. La nuit était-elle froide et claire comme aujourd'hui ? Ceux qui avaient choisi de mourir dans leur foi, dans quelle espérance avaient-ils enfoui la peur du bûcher et des flammes ? Dans l'obscurité, pareils à la voûte céleste, les feux des campements croisés devaient illuminer les champs aux alentours.

Deux ciels opposaient dans la nuit leurs étoiles : celui du prince de ce monde et puis celui, plus lointain d'une terre nouvelle, Royaume d'un Dieu dont l'infinie bonté sauverait tous les hommes. L'aventure cathare se résumerait-elle à cette opposition, entre deux Églises qui ont donné au message des évangiles des interprétations divergentes ?

« Une Église qui fuit et pardonne, l'autre qui possède et écorche ». Le Bon Homme cathare, Pèire Autier, prêchait ainsi avant que les flammes de l'Église de ce Monde ne le dévorent à son tour.

Des « Bogomiles » ou « aimés de Dieu »
aux Cathares

En Bulgarie, entre Sofia et la mer Noire, l'antique Philipopouli, l'actuelle Plovdiv est aussi appelée la ville aux sept collines. C'est sur l'une d'entre elles, au détour d'une rue, que l'on peut admirer une coquette maison où Lamartine a séjourné. Un peu plus haut, un large promontoire rocheux domine un théâtre antique. Les étudiants des Beaux-arts viennent y peindre et y dessiner à leurs heures perdues, laissant sur les rochers les multiples couleurs des pinceaux qu'ils essuient.

Au tout début du XIIe siècle, Anne Commène, fille de l'empereur byzantin Alexis Ier, écrivait dans son « Alexiade », à la gloire de son père, qu'il y avait à Philipopouli : « une immense nuée d'hérétiques. » Elle accuse tous les habitants de la ville d'être des manichéens, « sauf un petit nombre. » Elle ajoute que cette hérésie était nouvelle et y voit un mélange de manichéens qu'elle appelle aussi Pauliciens, et de Massaliens qui, amalgamés aux premiers, ont donné la « doctrine bogomile. »

Pendant des années, des générations d'historiens ou d'écrivains du catharisme ont cultivé l'idée qu'une mystérieuse filiation aurait pu, depuis Zoroastre, se transmettre de manichéens en pauliciens, de pauliciens en bogomiles et de bogomiles en cathares occidentaux. Cette filiation nourrit une littérature ésotérique et commerciale, conduisant l'Histoire officielle à dédaigner, comme peu sérieux, ce sujet d'étude. Une mode historiographique récente cherche même à réfuter tout lien entre ces bogomiles bien orientaux et nos cathares occidentaux, quelquefois au prix d'une certaine distorsion des sources.

Pourquoi ne pas reconnaître dans ces chrétiens dissidents d'Orient et d'Occident, des Églises sœurs ?

L'unité de leurs rituels, leur sacrement de baptême, leur pratique ecclésiale et leur vision commune du Monde et du Salut attestent que ceux que le XIIe siècle va appeler cathares en Allemagne, piphles dans les Flandres, patarins en Italie, christopolites en Grèce, phoundagiates en Asie Mineure et albigeois clans le Midi, font partie d'un même mouvement religieux, et ont conscience d'être entre eux des frères.

Bogomiles et Cathares,
Les points communs

A l’instar des cathares, les bogomiles ne vénèrent pas la croix :

« Si quelqu'un avait tué le fils du roi avec un morceau de bois, est-ce que ce bois pourrait être cher au roi ? » (...) Ils coupent les croix et s'en font des outils. »

Ils récitent l'oraison dominicale : « En priant, ils disent : Notre Père qui es au ciel. »

Ils ne se soumettent pas aux autorités, travaillent « le jour de la résurrection du seigneur », et rejettent le sacrement d'eucharistie.

Ils ne sont pas « superstitieux » et ne croient pas aux miracles ni aux reliques.

Les bogomiles byzantins, comme les cathares occidentaux confèrent un même sacrement de baptême par imposition des mains. Cette ordination engage le fidèle à prononcer des vœux et à prendre vêture monastique. Cette pratique sacramentelle, commune à travers toute l'Europe, nous permet d'identifier un seul et même mouvement d'Église hérétique, de l'an Mil jusqu'au XIVe siècle. En 1143, les cathares rhénans avoueront : « avoir des frères jusqu'en Grèce. » Cette conscience d'appartenir à une seule et même Église se trouve renforcée dès 1167, lors du concile de Saint Félix de Caraman, en Lauragais, entre Toulouse et Carcassonne. C'est là qu'un « pope » ou « pape » ou plutôt « père » Niquinta, venu d'Asie Mineure, demande aux Église (cathares) d'Agen, Toulouse, Carcassonne, Albi et celle de France de vivre en paix entre elles, comme du temps de l'apôtre Paul, les sept Églises d'Asie…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

O dia dos tolos de abril está chegando. Aperte seus amigos abrindo um tela de atualização falsa sem fim no seu computador. Sente-se e assista a sua reação.

Le coming out spirituel

Laurence Baranski

La culture occidentale qui domine aujourd’hui réduit la réalité à ce qui se voit et se mesure. Elle nous enferme dans des réponses matérialistes et rationalistes. Elle censure ce qui concerne l’essence de l’être. Conséquence : l’humanité souffre d’un déficit croissant de spiritualité. Nous avons perdu le sens de la vie. Heureusement, nous sommes en train de nous ouvrir à une réalité nouvelle, plus ample, élargie.

De nouvelles connaissances et compréhensions émergent. Elles naissent à la rencontre des enseignements des multiples traditions de sagesse, de nos expériences sensibles et des découvertes des nouvelles sciences, notamment les sciences quantiques. Elles nous invitent à porter un autre regard sur les origines de la vie, la mort, ce que nous nommons le réel, la conscience, l’esprit, nous-mêmes.

Ces sujets ne sont pas loufoques. Ce sont des thèmes profondément sérieux, historiques, métaphysiques, scientifiques et même politiques.

Si nous souhaitons offrir un futur conscient à l’humanité dont nous sommes aujourd’hui le maillon vivant, il est de notre responsabilité de les aborder, de les questionner, de les enrichir. C’est l’enjeu du coming-out spirituel.

Nous sommes en été 1999. Je vais avoir 36 ans. Je suis dans un état émotionnel particulier, un peu bousculée par une histoire d’amour. Je me repose, allongée sur le canapé du salon. Mon compagnon est concentré sur l’écran de l’ordinateur, à quelques pas de là. Mon esprit vaque. Soudain, je ne sais comment, je me retrouve propulsée ailleurs, dans un univers de lumière, comme si d’immenses projecteurs invisibles illuminaient l’espace. Je suis dans la lumière. Je danse dans la lumière. Tout est ici dense et léger à la fois.

J’éprouve une immense joie. Et je ne peux m’empêcher de penser et de ressentir, comme une intime conviction enveloppante et pénétrante : « Tout est amour, tout est lumière dans ce monde. » Aucun doute n’est possible. C’est une évidence. « Tout est amour, tout est lumière dans le monde. »

L’expérience fut courte, quelques secondes peut-être, je ne saurais dire. Mais incroyablement marquante, intense, inoubliable. Je venais de faire mes premiers pas, en état d’éveil, dans la lumière.

La vie, un parcours initiatique

Cette sortie hors du corps – c’est ainsi que par la suite certains spécialistes qualifièrent ce que j’avais vécu –, déclencha en moi, notamment, le goût et le plaisir de l’écriture. Dès le lendemain, en sept jours et sept nuits, dans un flot ininterrompu d’inspiration et de souvenirs, en mangeant et dormant très peu – ce qu’accepta avec tendresse mon compagnon d’alors auquel j’adresse de très affectueuses pensées –, j’écrivis un manuscrit. Je l’intitulai Quatre saisons vers la lumière. Mes doigts couraient sur le clavier de l’ordinateur, tentant de ne rien perdre du flux d’idées qui m’arrivait. Au fil des phrases qui s’écrivaient, ma vie se dessinait comme un chemin fait de quatre saisons, auxquelles je donnais des noms : L’apparente insouciance, Les années silence, L’épreuve, L’apprentissage. Ces saisons, de neuf ans chacune, étaient séparées par des passages, autrement dit par des événements essentiels dans ma vie.

L’expérience que je venais de vivre était le dernier passage. Elle me faisait entrer de plain-pied dans l’univers de la spiritualité. Plus encore, elle m’enseignait que tout, dans la vie, est empreint de spiritualité. Tout y est enseignement initiatique.

Les trois affirmations du coming out spirituel

• La vie humaine serait-elle vraiment, et avant tout, un parcours initiatique, comme ma propre expérience me conduisait à le ressentir ?

• Notre culture occidentale, matérialiste et rationaliste, censure-t-elle ce qui concerne le mystère et l’essentiel de l’être ?

• La seule véritable voie à emprunter aujourd’hui, si nous voulons offrir un futur à l’humanité, est-elle l’amour et l’ouverture de nos cœurs ?

Voilà les interrogations qui m’animent depuis longtemps.

À chacune de ces questions, je réponds aujourd’hui « oui ». Un « oui » franc et massif, affirmé, sans aucun doute sur sa pertinence.

Ces questions ne sont pas nouvelles. Le philosophe Platon, quelques siècles avant notre ère, le disait déjà à sa manière...

Platon et la caverne

Dans le mythe de la caverne, Platon imagine les humains enchaînés, depuis l’enfance, dans une caverne. Les humains tournent le dos à l’entrée au-delà de laquelle brille une lumière. De ce fait, ils ont pour seule vision leurs ombres et celles des objets projetés sur les murs de la caverne. Ils prennent ces ombres pour la réalité. Ce qu’ils imaginent être la lumière du jour n’est qu’un très faible rayonnement qui parvient jusqu’à eux par l’intermédiaire d’un feu. « Ne nous ressemblent-ils pas ? », demande Platon. Les sons eux-mêmes ne sont qu’un écho étouffé.

Après avoir posé le décor, Platon explique qu’un humain libéré de ses chaînes et amené de force vers la lumière réelle préférera retourner dans la caverne tant sa vue aura été perturbée par cette lumière, et tant cet humain sera déstabilisé.

« Ne voudra-t-il pas revenir à sa situation antérieure ? », questionne à nouveau le philosophe, plus sur le ton de l’affirmation que de l’interrogation. Quant à l’humain curieux et audacieux qui montera progressivement vers la lumière, de sa propre volonté, Platon explique qu’il y a fort à parier que, de retour dans la caverne, alors qu’il sera heureux de faire part de ses découvertes étonnantes et pour lui réjouissantes, il sera raillé par ses contemporains qui se moqueront de lui. Ils pourront même préférer le faire taire définitivement plutôt que d’entendre ce qu’ils considéreront être des absurdités. « Ne le tueront-ils pas ? », demande Platon. L’ignorance et le refus d’une autre réalité, une réalité élargie, maintiennent ainsi les humains agglutinés et enchaînés, dans l’ombre, et met en danger toutes celles et ceux qui tentent de s’en extirper, d’explorer et d’avancer vers la nouveauté. Tel est le constat du philosophe…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

Les clés de l’éducation, pour une nouvelle humanité

Par Olivier Manitara

A une époque où les méthodes éducatives sont de plus en plus controversées, des écoles alternatives fleurissent ça et là pour ouvrir d’autres horizons. Au-delà de la diversité des approches pédagogiques, peut-être nous rappellent-elles également que l’éducation de l’Homme est un sujet beaucoup plus vaste que ce que l’on a tendance à imaginer au premier abord.

Pour la Tradition initiatique, l’enfance et l’éducation jouent un rôle fondamental dans la vie de tout homme, de toute femme. Le passage dans le monde de la matière y est considéré comme un processus ininterrompu de naissances successives ou de préparation à l’autre naissance, qui est le moment de la mort. Dans cette optique, l’éducation est permanente. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle selon elle, les enfants, mais également les adultes, doivent être éduqués tout au long de leur vie, de façon à éveiller leur potentiel intérieur. Ils seront alors conduits à agir selon des valeurs universelles de respect de l’autre, de conscience, de compréhension et surtout, en étant forts d’expériences vivantes.

Chaque homme naît dans le monde comme une graine, comme une possibilité. C’est cela qui différencie l’homme de toutes les autres créatures du monde : il naît imparfait. Le chien est un chien, le chat est un chat..., mais l’homme, personne ne sait ce qu’il est. Une grande partie de son devenir dépend de lui. Il porte caché à l’intérieur un trésor sublime, une beauté parfaite qui peut transformer la terre. Cet amour, cette conscience, cette force ne sont pas un dû, ils doivent être recherchés et soigneusement cultivés. L’homme peut très bien vivre sans jamais se connaître, sans jamais fleurir, en passant à côté du trésor. Sa vie deviendra banale, morne, triste, végétative.

Pour fleurir, la fleur n’a qu’à laisser les choses se faire. C’est pareil pour l’éléphant, c’est la vie qui le fera être lui-même, devenir conforme à sa semence. Il n’a rien de plus à atteindre. L’homme, lui, ne peut pas être passif, sa conscience et sa libre volonté ne peuvent pas le permettre. Être un homme, cela se gagne, c’est un chemin intérieur, un savoir profond, une évolution sans limites. L’évolution de l’homme n’est pas limitée à sa forme, à son image. Il possède en lui le pouvoir de se développer à l’infini jusqu’à atteindre l’omniscience, l’absolu. Qui peut fixer une limite à la conscience et à l’intelligence humaine ?

La culture en question

Combien de fois n’avons-nous pas entendu la petite phrase toute faite « Dans la vie, il faut tout essayer » dans la bouche de gens qui cherchaient surtout à se justifier plutôt qu’à rendre hommage à la sagesse des mondes. Ce qui est le plus surprenant, c’est que cette parole est toujours utilisée pour autoriser les expériences les plus proches de la nature inférieure de l’homme. Il faut essayer tout ce qui dégrade l’homme, l’affaiblit, le rend malade, mais pour ce qui le renforce, l’illumine et le rapproche du paradis, d’une nature supérieure, divine, ça, on n’en parle jamais. On essaie le sexe, la drogue, l’alcool, le mensonge, mais rarement la méditation, la sainteté, la maîtrise de soi, l’union mystique.

Cet état d’esprit provient de l’éducation qui pousse à ne considérer comme vrai que ce qui peut être perçu par les sens physiques. Ainsi, toute une partie de l’homme est tout simplement occultée. Pour la science initiatique, le corps physique n’est qu’une petite partie de l’homme et la réalité matérielle n’est aussi qu’une partie de la réalité. L’homme global est beaucoup plus vaste que le corps physique ; il appartient à plusieurs mondes de plus en plus subtils.

En abdiquant sa réalité supérieure et en ne se concentrant que sur les besoins physiques, l’homme court le grand risque d’être pris au piège, capturé par les forces souterraines de sa nature inférieure. Une véritable éducation devrait inciter les humains à prendre en compte les niveaux plus élevés et subtils de l’existence afin de développer d’autres forces, d’autres capacités, d’autres besoins qui les rendraient plus forts, plus aptes à canaliser les puissantes énergies de la nature souterraine. Pourquoi faire toujours des expériences grossières qui abrutissent et délaisser la conscience et la vie supérieure ?

Dès qu’un homme parle dans les médias de ses expériences sexuelles extraordinaires, de sa toxicomanie, tout le monde l’accepte et le comprend. Faire autrement serait ne pas être tolérant pour l’opinion publique. Par contre, si un autre vient témoigner de son amour pour Dieu, de sa pratique de la méditation, il est tout de suite regardé du « mauvais œil ». On se demande s’il n’est pas dans une « secte » et on le considère comme un simple d’esprit, comme un déséquilibré.

Tout le monde connaît la nature inférieure et tout le monde l’accepte. Par contre, les régions élevées de l’homme, ses corps subtils, le côté divin de sa conscience demeurent un mystère, un tabou, un interdit. C’est une zone militaire frappée du secret-défense. Dès qu’un homme ose s’aventurer dans ces régions, il transgresse un interdit, il devient un ennemi de la patrie, un traître.

Le respect et l’enfant

Une nouvelle culture du respect peut sauver l’humanité et la libérer des nuisances psychiques qui l’oppressent et veulent l’envahir. Inviter le respect dans sa propre vie, cela revient à s’éduquer soi-même et à entrer dans la grande école de la terre.

Le respect est capable de rendre l’humanité à l’homme, il ouvrira un champ d’investigations jusqu’ici insoupçonné. Il enseignera une nouvelle pédagogie, une nouvelle histoire, une nouvelle géographie. Il abolira les frontières mentales et psychiques, il proclamera la fraternité universelle et ouvrira de grands horizons. Il est le remède aux maux de l’humanité.

Quand comprendra-t-on enfin que les enfants ne sont pas seulement influencés par ce qu’on leur enseigne, mais aussi et surtout par la vie intérieure de leurs professeurs ? Le respect tisse une ambiance de douceur, de subtilité, d’amitié, d’amour. Il purifie l’air, l’atmosphère et il les prépare à recevoir toutes les qualités de l’esprit, à s’en imprégner. L’atmosphère est le fondement de toute éducation puisque c’est le lieu de respiration commun. Que l’éducateur parle, pense ou éprouve des émotions, cela s’imprime dans l’atmosphère et agit sur les tout-petits.

L’atmosphère naturelle du respect se charge de l’amour qui bannit toutes les peurs. Trouvant la force d’affronter les peurs de la vie, l’enfant devient plus fort pour oser et pour grandir. Le respect et l’amour suscitent toujours la floraison du meilleur dans les enfants et les hommes.

Le respect enseigne la patience et le calme. Il est un remède contre l’irritation, qui est un véritable poison pour notre époque. De l’accumulation de l’irritation naissent la maladie, la colère, les forces de destruction. Dans l’atmosphère de patience, l’enfant peut approfondir, trouver le vivant au fond de lui, entrer dans les profondeurs et s’enraciner dans la vérité, dans l’authentique.

L’enracinement dans la conscience du vrai profond fait naître la confiance en soi, le sentiment de responsabilité, et donc la force d’être et de participer au travail d’ensemble avec liberté et engagement. C’est dans le sentiment d’être responsable que l’enfant sent vivre son âme individuelle pour la première fois. Une telle prise de conscience, une telle formation ne sont possibles que dans une certaine atmosphère. Permettre à un être de fleurir, c’est aussi lui accorder notre confiance en plus de notre protection.

Respecter, c’est aussi accorder sa compréhension aimante même dans l’échec. L’échec devient un moyen de devenir plus fort, plus conscient. Il doit être intégré dans l’éducation. Il ne faut pas le rechercher, mais il a sa place, non pas pour dévaluer, mais pour augmenter la connaissance des lois de la vie et la solidarité.

Renforcer le respect devrait être la tâche de tout être qui s’engage sur un chemin d’éveil et de service…

L’éducation du genre humain

Extrait du psaume 111 de l’Archange Ouriel – Bible Essénienne

1 Les hommes se demandent souvent pourquoi tout n’est pas plus simple, pourquoi la confusion règne, pourquoi ils ne parviennent pas à comprendre le message de la sagesse supérieure et à s’unir dans l’harmonie pour le réaliser et vivre conformément à la belle lumière. Ils se demandent pourquoi ils ne parviennent pas à s’entendre, à s’accorder, pourquoi ils n’arrivent pas à se parler et à se mettre d’accord, à s’unir dans la joie pour réaliser le Bien commun, ce qui apporterait le bonheur à tous. Toutes ces questions sont des problèmes liés à l’homme en tant qu’individu créateur, à son incarnation et à la confusion qu’il porte en lui‑même.

2 L’homme est dans une situation qui n’est pas simple, car il se tient à la frontière de 2 mondes. Il porte en lui 2 natures et vit entre le monde divin, porteur de la vie, et un monde porteur de mort et de néant.

3 L’homme est celui qui doit équilibrer les mondes.

4 Il y a en l’homme une partie qui doit être universelle et ouverte à une intelligence supérieure, et une autre partie qui doit écouter le message et la parole de tous nos petits frères qui sont prisonniers dans la matière.

5 La nature divine de l’homme est atrophiée, endormie, cachée et il faut qu’il l’éveille, qu’il la cherche. Il ne doit cependant pas la trouver facilement, sans quoi il risque de vouloir l’exploiter, l’utiliser, elle qui est fragile, vivante, délicate et qui doit être maniée avec précaution, respect, intelligence. L’autre nature de l’homme est dense, grossière, brutale et froide. Ces 2 natures engendrent une confusion, car l’homme ne sait pas qui il est réellement, quelle attitude avoir, comment agir pour être juste et vrai…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

La vérité sur les nouveaux compteurs communicants

Par Clotilde Duroux

Dans le cadre de la transition énergétique, tous les foyers français seront en 2020 équipés gratuitement par ErDF du compteur communicant Linky®. Le dispositif, qui mesure en temps réel la consommation d'électricité, présenterait des intérêts écologiques et économiques. Mais pour Clotilde Duroux, il serait préjudiciable de s'en tenir uniquement au discours officiel. Car les Linky®, Gazpar® et consorts posent des problèmes majeurs en termes de santé publique (nocivité des ondes), de sécurité (piratage) et de libertés publiques (collecte des informations). L'auteur base son analyse sur les dernières études scientifiques et sur l'observation de plusieurs pays ayant déjà adopté ce système. Elle met au jour la face cachée de ces compteurs dits « intelligents » qui servent avant tout les lobbies de l'énergie.

La seconde partie du XXe siècle est sans nul doute la période où le plus grand nombre de découvertes ont vu le jour. Avec l’avènement des technologies, le mode de vie de l’homme occidental s’est trouvé profondément transformé. Aucun secteur d’activité n’a été épargné : de l’agriculture au tourisme en passant par la médecine, la technologie est désormais partout, en permanence, au point qu’un retour en arrière n’est plus envisageable. L’utilisation de tout ce que la modernité a mis à disposition de l’homme est devenue tellement évidente que personne, ou trop peu, ne s’est posé la question de l’évolution de la physiologie de ce dernier.

 

Il faut savoir que le nombre de personnes dites « électro-sensibles » va toujours en augmentant, au point qu’en 2015, la Sécurité sociale a accordé une pension d’invalidité à une personne souffrant de cette pathologie. Une première, mais vraisemblablement pas une dernière, si nous laissons les choses continuer à ce train.

Nouvelles technologies,
ce que l’on ne nous dit pas

La fin du XXe siècle a vu l’explosion des technolo­gies d’information et de communication (TIC). Seul secteur très peu impacté par la crise, il s’est déve­loppé à toute vitesse et à coups d’investissements faramineux des grosses entreprises telles que IBM ou France Télécom. On trouve en moyenne huit écrans par foyer, le taux d’équipement de smart­phones est de 55 %3 et plus d’un quart des ménages possède une tablette. Dans tous les secteurs, que ce soit l’administration mais aussi les entreprises, les bibliothèques ou à l’école, on dématérialise, en mettant en avant l’impact sur la planète.

Il serait surprenant que cet engouement et cette profusion de matériel ne possèdent pas une face cachée bien moins verte que celle que les publici­taires et les pouvoirs publics nous présentent.

Inutile de chercher très loin pour découvrir que, finalement, les TIC produisent dans le monde au­tant de gaz à effet de serre que l’aviation. En 2008, elles représentaient en France 14 % de la consom­mation d’électricité, soit sept centrales nucléaires. L’arrivée des TIC a complètement annulé les efforts d’économie faits du côté des appareils électromé­nagers classiques. Qui peut dire qu’il a vu sa fac­ture d’électricité baisser significativement ces dix dernières années ?

La gabegie énergétique ne s’arrête pas là, car avant que ces appareils consomment, encore faut-il les fabriquer. Rien que leur fabrication génère 40 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques. Malgré les limitations imposées aux fabricants, les TIC contiennent des produits toxiques : plomb, mercure, cadmium, chrome, PBB (diphényls polybromés) et PBDEs (éthers diphényls polybromés), baryum, béryllium, phos­phore et divers additifs. Pour la fabrication en elle-même, l’industrie utilise des solvants, des acides, des métaux lourds et des composés organiques volatils. Les sols sont exploités comme jamais, afin d’en extraire les matériaux nécessaires : or, argent, cobalt, lithium, difficiles à se procurer et nouvelle source de richesse pour les pays du tiers-monde où leur exploitation génère des troubles locaux, voire des guerres, comme en République démocratique du Congo avec le coltan.

Compteurs intelligents et écologie

Depuis plusieurs années maintenant, les citoyens comme les pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité d’une politique respectueuse de l’en­vironnement et d’un développement économique durable. Il était temps, car l’homme est somme toute le seul mammifère vivant à dégrader son ha­bitat au point de le rendre stérile et inhabitable. Cependant, à cause d’une législation trop douce et d’un système en place difficile à modifier, est arrivé ce qu’on nomme le greenwashing, qui consiste à donner une apparence écologique à quelque chose qui ne l’est pas.

L’argument écologique lié aux compteurs intelligents reste sans nul doute le plus utilisé par ErDF, lui permettant de le présenter aux clients comme inévitable, puisque l’Europe l’a décidé.

La politique environnementale d’ErDF, qui aborde très clairement le souci de l’énergie dans son dossier de presse sur Linky dans la partie : « ErDF accompagne la transition énergétique », se situe dans un contexte de transition énergétique amorcée depuis 2009. L’entreprise se veut un modèle avec ses compteurs nouvelle génération qui n’auraient que des avantages : faire des économies d’énergie, augmenter la part des énergies renouvelables et réduire les émissions de CO2. Des objectifs louables en eux-mêmes. Outre le fait de faciliter l’intégration des énergies renouvelables sur le réseau et, en ce sens, obéir à la directive européenne, le nouveau compteur permet également de tenir compte des nouveaux usages de l’électricité, par exemple des voitures électriques.

Présenté ainsi, le petit boîtier vert paraît bien plus sympathique. Le problème reste néanmoins entier puisqu’il reste une inconnue dans l’équation : l’impact du rayonnement généré par les compteurs intelligents. Car il serait naïf de penser que le rayonnement s’arrête au boîtier de Linky, tout comme certains nous ont dit à une époque que le nuage généré par Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française. Le rayonnement se produit partout où il y a des fils et impactera donc les habitants d’une maison, mais aussi la faune et la flore avoisinantes. Quand ErDF nous explique que le compteur n’émet pas plus qu’un grille-pain, il faut savoir que les mesures ne tiennent pas compte d’une utilisation réelle…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

Les 4 clés du zen

Par Jean-Marc Baudat

La philosophie du Zen est ici présentée avec quatre clefs qui vont révéler le but de l’art de la méditation. Le terme Zen est issu du sanskrit Dhyâna, qui signifie « recueillement », « contemplation » ou « observation qui précède l’éveil ». Dans cette ancienne tradition originaire de l’Inde, le savoir se transmettait auparavant de maîtres à disciples, mais aujourd’hui il semble que l’humanité soit suffisamment évoluée pour que la plupart des gens puissent atteindre un état de conscience qui permet de ressentir et comprendre cette voie. Il suffit d’avoir un cœur et d’avoir cette soif de connaissance pour adhérer à cet esprit et se sentir rempli de la grâce qui nourrit l’être humain de l’intérieur.

Avez-vous déjà remarqué combien les enfants prennent au sérieux leurs jeux et comment ils sont impatients de pouvoir enfin recommencer une partie de cartes ou de voir un nouveau film ? Si nous pouvions nous souvenir de cette sensation et faire la même chose dans notre vie quotidienne – au moins une fois par jour –, notre existence serait certainement de plus en plus belle, n’est-ce pas ?

Pour ressentir ce bonheur de vivre, il faut d’abord comprendre que nous fonctionnons avec nos cinq sens, qui nous conduisent naturellement vers l’extérieur, dans le but de trouver des ressources vitales et qu’au fil du temps, nous en oublions notre perception simple de la vie. Pour trouver la sérénité, il est nécessaire de retourner les perceptions vers l’intérieur, là où se trouve la source de tous les plaisirs. Le bonheur de vivre est un véritable sixième sens qui se manifeste dans le ventre. L’hypogastre ou le Dantian (champ de cinabre) existe au même titre que le nez, la bouche ou les oreilles. Ce centre neuronal des intestins – qui est associé au second chakra – est un organe d’un sixième sens physique que l’on pourrait appeler : bonheur de vivre.

La voie du Zen propose une méthode simple pour découvrir cette expérience intérieure qui réside en chaque être. L’image austère du méditant assis dans une position rigide ne reflète pas la véritable représentation de la pratique du Zen, car la joie intérieure que procure cet exercice est la source même de toutes les richesses de la vie.

Le zen, d’hier à aujourd’hui

La tradition du Zen débuta en Chine avec la légende d’un Indien nommé Bodhidharma qui fut le 28e patriarche bouddhiste et donc le premier patriarche Zen (chan). Depuis, la voie s’est répandue dans le monde entier, pour y être diffusée à travers une communication silencieuse et subtile. L’âme du Zen n’a pas été altérée par sa transmission, mais au contraire, elle en a pris encore plus de valeur. De la même manière qu’en homéopathie, plus la dilution est élevée, plus l’effet est puissant.

Le temps des patriarches étant maintenant révolu, il est possible de recevoir l’esprit et la vibration du Zen, en le demandant en soi

Le terme Zen dit par son étymologie qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un gourou pour célébrer le culte de sa propre âme. Ceci dit, mon maître était l’un des héritiers authentiques de cette tradition. En tant que représentant de la 55e génération de cette coutume patriarcale qui a débuté au temple Shaolin il y a plus de 1500 ans, il a su préserver et transmettre un enseignement de haute qualité.

L’initiation à la pratique du Zen est à l’origine quelque chose de très simple. Il suffit de rencontrer un maître ou un enseignant qui a lui-même reçu cette connaissance, qui se transmet d’âme à âme. Il ne s’agit pas d’une technique, mais d’un état d’esprit. Il ne s’agit pas de s’asseoir dans la position du lotus, d’avoir les mains dans une position précise ou de pratiquer des techniques de respiration. Ces techniques sont utiles au cheminement qui mène à l’expérience, mais elles ne sont pas le but du Zen.

Un temps pour soi

La chose à faire, c’est prendre du temps pour méditer, s’arrêter un instant et ressentir l’énergie du cosmos s’accumuler en soi. Il faut simplement se dire que si on n’a pas le temps, c’est qu’on n’a pas compris l’objectif de cette pratique. On a toujours assez de temps pour cela, mais c’est la détermination qui manque et pour avoir plus d’énergie, il faut pratiquer régulièrement. Le résultat de cette pratique, c’est la sensation de bonheur, de ressentir la vie en soi. Comprenant cela, on peut trouver le temps, car il s’agit de la chose la plus précieuse de la vie humaine sur Terre.

Nul argent ne peut acheter une totale sécurité matérielle et aucun dieu ne peut garantir la vie éternelle dans un corps humain. La seule véritable richesse qui soit alors est dans le cœur. Ceci est la source même de la plus saine prospérité. En prenant le temps d’entreprendre ce voyage intérieur au plus profond de son cœur, avec une totale sincérité, on découvre le trésor le plus parfait qui soit.

Dans le bouddhisme, on dit que la seule chose qui ne change pas, c’est le changement. C’est valable pour toute matière tangible. La seule chose qui persiste vraiment, c’est la vie en soi. Il est donc temps de commencer à vivre.

Bodhidharma, le légendaire fondateur du Zen et du kung-fu au temple Shaolin en Chine, nous laisse ces préceptes à méditer avant d’entrer dans la méditation silencieuse :

Les autres sont révoltés, je reste immobile

Saisi par les désirs, je me tiens juste droit

Face au conseil des sages, je me tiens tranquille

En fait, je ne bouge que sur ma propre voie.

Ce court poème de Lù Yóu, qui vécut sous la dynastie des Song du sud de la Chine (1125-1210), décrit la philosophie personnelle de Bodhidharma, qui fut le fondateur du Zen qui consiste à s’immobiliser un instant dans la paix et la sérénité, puis à se mouvoir sur son propre chemin sans être influencé par un quelconque apport extérieur. L’immobilisation et le mouve- ment sont les deux phases primordiales de la pratique du Zen et constituent la base de son développement…

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

Sagesse et cécité

Par Jean-Claude GENEL

Pourquoi la mythologie regorge-t-elle de devins, sorciers et autres thaumaturges aveugles ? Et en quoi l’archétype du « sage aveugle » peut-il nous être utile dans une réflexion sur le handicap ?

Jean-Claude Genel, par sa capacité particulière de percevoir l’invisible et par sa vision « différente » des choses, s’est trouvé très jeune confronté à une forme d’exclusion que connaît bien toute personne en situation de handicap. Il nous invite ici à ouvrir les yeux sur notre manière d’appréhender le monde et sur ce qui fait sens dans notre existence.

Différent jusqu’à la fin de mon adolescence – car percevant la réalité de la vie à travers la « double-vue » du monde physique et spirituel – j’ai vécu un événement qui m’a plongé dans une forme de cécité psychique. La maladie de ma sœur Renée atteinte d’un cancer à l’âge de 29 ans me jeta brutalement parmi les « simples voyants » ! J’en ai voulu des mois durant au « Bon Dieu » de m’imposer la perte programmée d’un être que je chérissais et qui comprenait si bien ma singularité. Devant mon impuissance à sauver Renée malgré ma présence quasi quotidienne à ses côtés, ma foi a disparu et mes talents de clairvoyance aussi.

Plus rien, juste l’impression aiguë d’une seconde exclusion, dans l’autre sens cette fois, sorte d’exil du monde « réel-spirituel » pour me retrouver planté parmi celles et ceux qui vivent dans l’ignorance de l’intériorité. Pendant des mois, je me suis donc senti comme « mort », absent de tout ce qui faisait le sel de ma vie d’avant. Subissant la punition de devoir être « comme les autres », je me vivais comme handicapé… J’avais perdu le talent d’être relié à la source et, de ce fait, je me sentais incompris des autres et contraint de partager le même point de vue pour « vivre malgré tout » ! Puis ma sœur est morte… mais le soir même, alors que j’étais ravagé de douleur et seul dans ma chambre, elle m’est apparue… Dans une grâce infinie et nimbée d’une lumière que je reconnaissais, elle m’adressa ces quelques mots : « Dans quel état tu te mets ! » Je venais de réintégrer mon monde, les mois d’exil prenaient fin et le prisonnier que j’étais devenu retrouvait sa liberté.

Je sens donc je pense !

Les jours suivants, un Guide m’adressa ce message : « Ce que tu as vécu et ressenti – alors que la douleur des sentiments t’éloignait du chemin de tes talents – c’est ce que vivent les gens. Coupés de tout ce qui est divin, sans la vision et le ressenti qui suscitent l’éveil aux valeurs de l’âme, ils errent dans le labyrinthe de l’existence. » J’ai réalisé que, coupé du spirituel, le handicap de la cécité psychique prend racine sournoisement. Même les yeux ouverts, il devient difficile de voir. « Je sens donc je pense » dit Yves Pouliquen[1]. Privé de l’intériorité qui nous fait ressentir au-delà de l’apparence, nous ne pouvons développer une pensée libre et cocréatrice. Nous nous contentons d’adopter le « prêt-à-penser » du milieu socio-culturel dans lequel nous évoluons. Les conditionnements familiaux font le reste. Nous ne voyons plus une personne, une scène ou une situation mais ce que nous pensons d’une personne, d’une scène ou d’une situation à travers les paradigmes qui nous habitent et les blessures (ou archétypes blessés) qui nous traversent.

A la recherche du sens

La pseudo-réalité s’interpose comme un filtre puissant et invisible qui nous empêche de « voir », c’est-à-dire de penser à partir de ce que nous ressentons. Je reprends donc la phrase de Pouliquen « Je sens donc je pense » pour lui donner tout son sens. Si « Je » est le sujet, alors je « sens » nous invite à rechercher « le sens », c’est-à-dire le signifiant de toute chose afin d’entrer dans la relation à soi ou au Soi, le Divin. C’est une invitation à tenter l’expérience apaisée de la relation à l’autre, une relation de sujet à sujet. « Je pense » peut alors s’entendre comme « je panse ». Le handicap de la cécité psychique n’est alors plus une fatalité mais une opportunité à saisir. Nous pouvons continuer de nous sentir différents mais pour mieux apporter à la communauté le fruit de notre sensibilité et de notre pensée singulière. C’est là qu’intervient l’archétype du « sage aveugle ».

Archétype du sage aveugle

La mythologie regorge de devins, sorciers et autres thaumaturges aveugles. Les amoureux de la série « Kung Fu » dans les années 70 savent que maître Po, l’enseignant en arts martiaux de Kwai Chang Caine était aveugle. Dans mes explorations de la mémoire du temps, à la rencontre de la vie mystique de Jésus, j’ai découvert que l’instructeur essénien de Jean le bien-aimé était aveugle. Mieux que quiconque, ce vieux sage savait trouver l’enseignement approprié pour éveiller le disciple à une manière de penser élevée, digne de la grandeur du Maître qu’il devrait accompagner. Il ressentait Jean et savait mettre des mots sur les sentiments qu’il vivait pour faire jaillir la vérité de l’instant.

Présence et conscience

Je me souviens d’une scène en particulier dans laquelle Jean vit un intense moment de communion avec Jésus, un « cœur à cœur » quasi fusionnel alors qu’ils étaient physiquement éloignés de quelques mètres au sein d’un groupe de disciples. Mais à peine l’instant magique passé, Jésus est abordé par une jeune femme avec laquelle il parle et Jean sent un trouble monter en lui. C’est alors que le sage aveugle l’interpelle : « Tu es jaloux ? Médite, réfléchis à ce qui t’arrive et à ce que tu ressens dans l’instant. Mais oui, je te le dis, ne te cherche pas d’excuses, ne trouve pas d’autres mots, tu es jaloux, tout simplement. » Pris dans le piège de l’apparence, Jean a cessé de voir avec le cœur et sa conscience comme sa pensée se sont obscurcis. Le sage prend Jean dans ses bras pour le réconforter un instant et Jean croise son regard. Alors, il comprend qu’il est possible de manifester le vrai regard !... La présence du sage a pallié momentanément l’absence de conscience de Jean.

La parole qui soigne

Selon la psychanalyse, nous vivons dans un « monde projectif », monde dans lequel chacun tente de survivre aux blessures de l’enfance par un mode relationnel maladroit, inapproprié et maltraitant puisque qu’il cherche à s’imposer et ne considère pas l’autre comme sujet différencié. Le sage aveugle a su, par le fruit des expériences mûrement réfléchies, trouver le chemin de l’intériorité qui ne résonne que de questions. Il a su tourner son regard au-dedans pour voir en face ce qui l’empêchait de réintégrer son « centre » et ainsi se libérer du trauma qui l’avait momentanément excentré. Privilégiant ainsi la vision ou lecture intuitive du monde, il cesse d’être malvoyant vis-à-vis de lui-même. Sa présence réconforte et sa parole ne blesse plus mais redonne accès à la mémoire de l’âme. En un mot, elle soigne ! …

Pour en savoir plus :

Article complet dans le magazine Essentiel n°35 – octobre-novembre-décembre 2017

Le sommaire détaillé

04 – Ça se passe sur Terre...

06 – Les nouveaux sages par Arnaud Riou

11 – Les 4 clés du zen

16 – Les mémoires de l'âme

20 – Le coming out spirituel

24 – La vérité sur les nouveaux compteurs communicants

28 – Communiqué : l'alchimie végétale

32 – Les cathares

36 – L'astrologie

40 – Les clés de l'éducation

49 – Sagesse et cécité

54 – Artiste Essentiel : Emilie Verkinderen

56 – Nouveautés chez les Editeurs

58 – Boutique Essentielle

62 – Livres Essentiels

63 – Petites Annonces

64 – Horoscope

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